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DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Abachi L.   
Mardi, 29 Juin 2010 00:00
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Il manque 10 000 chercheurs à l’Algérie

Il manque 10 000 chercheurs à l’AlgérieCe qui entrave le développement de la recherche scientifique dans notre pays n’est plus un problème d’argent. L’Etat a dégagé pour le secteur pas moins de 100 milliards de dinars pour la seule période 2008/2012. Et cette cagnotte pourrait être doublée si nécessaire. C’est un engagement au niveau présidentiel. De plus, les pouvoirs publics ont placé la recherche scientifique comme priorité nationale dans le plan 2010/2014.

C’est ce que nous a affirmé le professeur Mokhtar Sellami, directeur de la programmation de la recherche, de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il était venu présider, à l’Université M’hamed- Bougara de Boumerdès, la réunion intersectorielle « matières premières et énergie », portant justement sur la recherche scientifique. Aussi avons-nous risqué cette question : «Est-ce le modèle d’organisation et/ou un problème d’hommes qui entrave le développement de la recherche scientifique en Algérie ?» Et le professeur Sellami de répondre :
«Premièrement, c’est un problème d’organisation. Nous avons élaboré, à cet effet, une batterie de près de quinze textes, qui touchera la contractualisation, la reconnaissance du mérite. Des textes qui concerneront également les laboratoires et les équipes mixtes. Il est également question de faciliter la mobilité des chercheurs à l’intérieur du pays.
Le second problème, nous ne le cachons pas, se pose en termes de chercheurs. Dans nos centres, nous n’en avons pas assez. Nous voulons recruter, mais le potentiel reste faible. Notre objectif est de disposer à l’horizon 2012 de près de 4 000 chercheurs permanents et de 28 000 enseignants chercheurs.» Selon lui, 18 000 chercheurs travaillent actuellement dans notre pays, ce qui reste largement insuffisant.

En termes de statistiques comparatives, l’Algérie est largement déficitaire. En Tunisie, indique le professeur Sellami, il y a 2 000 chercheurs pour un million d’habitants, alors qu’ils ne sont que 650 pour un million d’Algériens dans notre pays, et qu’au Japon, le ratio est de 6 500 chercheurs pour un million d’habitants. Même au niveau institutionnel, l’apport en faveur de la recherche scientifique est difficile à obtenir. En effet, dans le cadre du plan 2010-2014, il est exigé des différents ministères l’installation de comités sectoriels permanents de recherche scientifique en vue de définir les thèmes de recherches et en assurer le suivi. «La réalité montre que seuls 12 ministères ont effectivement installé leurs comités », déplore notre interlocuteur, soulignant que «cet aspect est pourtant très important en termes de développement et de concertation, domaines encore délaissés».

Le Soir d'Algerie
 

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