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Activités culturelles à Annaba PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par Mohamed Fawzi Gaïdi   
Mercredi, 16 Mars 2011 00:00
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Les artistes de Annaba se révoltent

Les artistes de Annaba se révoltentA Annaba, les artistes, réalisateurs et scénaristes sont en colère. Ils se disent marginalisés par rapport à l’activité culturelle, qui, selon eux, enregistre ces derniers temps une décadence alarmante.

«De par son passé et son riche statut socioculturel, Annaba est victime de ses dirigeants, notamment en matière de culture. Il est impératif de signaler ce fâcheux marasme qui sévit en plein cœur du paysage artistique et culturel», écrivent une dizaine d’hommes de culture dans un état des lieux transmis à notre rédaction. Même les quelques manifestations culturelles qui sont organisées au Théâtre régional à l’occasion des festivals ou autres célébrations de fêtes nationales ou religieuses n’attirent pas la grande foule. «Il s’agit là d’une situation qui devrait susciter une réflexion approfondie dans la perspective de mieux comprendre le public, et de lui offrir, à travers le TRA, des représentations dignes d’intérêt au lieu de continuer à engager des dépenses financières sans résultat», préconisent les artistes mécontents.

Aussi, Annaba, quatrième ville du pays et métropole économique, touristique et universitaire, ne mérite-t-elle pas une vie culturelle intense, à l’instar des autres cités méditerranéennes ? La solution existe, disent les réfractaires à l’ordre établi. Parmi eux, Hamdi Chakib, le réalisateur de la célèbre pièce théâtrale Sardigna. Jaloux de la réputation culturelle et humoriste de cette ville, cet artiste propose «une restructuration totale du système monopolisateur qui gère la culture dans la wilaya souffrant des manipulations de basse cupidité fort inconvenante à toute grandeur et noblesse des arts. Le calvaire vécu par certains artistes est dû au mépris et à l’exclusion néfaste au bon déroulement des événements, toutes disciplines confondues. Capables de redorer le blason terni de la cité, ces artistes n’attendent que le traitement de considération en vigueur dans le Grand Alger qui les propulserait dans les cieux artistiques. D’aucuns pensent que la chose culturelle exige une meilleure prise en charge à la mesure des attentes, notamment celles des jeunes qui représentent la majorité de la population, et qu’il est absolument nécessaire de leur offrir un cadre de loisirs et d’épanouissement dans le but de les extirper des dérives dangereuses ou autres fléaux sociaux.

Pour s’ériger en un véritable centre de rayonnement culturel régional et à l’échelle du bassin méditerranéen, La Coquette compte d’importants moyens. En effet, elle dispose d’un ensemble d’infrastructures représentées, notamment, par un théâtre régional d’une capacité d’accueil de 1540 places, une maison de la culture de 620 places disposant d’une bibliothèque de 350 places et d’une salle de conférences de 300 places, une cinémathèque de 350 places ainsi que 6 salles de spectacles totalisant 8500 places, un théâtre de verdure d’une capacité de 1000 places, un théâtre pour enfants (marionnettes) de 350 places,  5 bibliothèques communales et une école de musique et d’art dramatique de 600 adhérents. Ces artistes déplorent amèrement l’état de ses infrastructures victimes d’une mauvaise gestion, qui, selon eux, devraient être mieux rentabilisées et améliorer sur le plan de la qualité des prestations et des produits présentés dans le but de servir convenablement la cité, sa population et les touristes. Car, tous les produits présélectionnés à Annaba sont éliminés d’office à Alger. Cela dénote, on ne peut mieux, que la présélection a été effectuée sur la base du népotisme.

EL WATAN
 

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