kayena

Salle de cinéma Sierra maestra à Alger : une clochardisation à l’extrême PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par Nacima Chabani   
Mardi, 12 Février 2013 12:16
AddThis Social Bookmark Button


Salle de cinéma Sierra maestra à Alger: une clochardisation à l’extrêmeCette salle de cinéma ne projette plus de films depuis... le 13 janvier dernier.
Si, en 1964, l’Algérie comptait une moyenne de 450 salles de cinéma, aujourd’hui ces lieux obscurs se sont réduits comme une peau de chagrin.

Qu’elles soient confiées à des privés ou aux communes d’Alger-centre et de Sidi M’hamed, les salles de projection souffrent d’un éternel et sempiternel malaise. Le circuit de distribution cinématographique des films en format 35 mm fait cruellement défaut.

Les responsables en charge de ces espaces ont du mal à satisfaire les potentiels cinéphiles. Certains responsables de salles de cinéma - pour ne pas dire la plupart - n’hésitent pas à contourner le cahier des charges régissant l’exploitation des salles de cinéma en recourant à des projections de DVD, généralement piratés.

Dernièrement, l’actuel P/APC d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, a annoncé à l’APS la réouverture prochaine de trois salles de cinéma fermées pour travaux, en l’occurrence l’Algeria, l’ABC et El Khayam. La réfection de ces espaces dépend des ressources  financières de chaque commune. C’est ce qui expliquerait, selon lui, que «plusieurs salles soient aujourd’hui abandonnées», à l’image de celles qui se trouvent dans les communes de Kouba, El Harrach ou encore Hussein Dey. Le nouveau P/APC de Sidi M’hamed, Nacer Eddine Zenassni, a donné le 13 janvier dernier instruction d’arrêter les projections de films dans la salle Sierra Maestra, à Meissonnier. Une salle entièrement restaurée en 2009, qui affiche aujourd’hui une triste mine. L’endroit  n’est pas entretenu comme il devrait l’être.

Cette salle enregistre une affluence seulement le samedi matin pour ses prestations de clowns en direction des enfants. Voulant en savoir davantage sur cette note adressée à l’EPIC Founoun, nous nous sommes rapprochés d’un responsable du cinéma Sierra Maestra.  Un employé confortablement assis sur une chaise, juste à l’entrée de la salle, nous informe que la responsable est pour l’heure absente. A la question de savoir pourquoi les projections de films sont à l’arrêt, il lance tout de go : «Cette fermeture provisoire a été décidée à cause des couples. Ces derniers s’installent à l’intérieur de la salle sans respecter les convenances.»

Un autre son de cloche est donné par le P/APC de Sidi M’hamed, Nacer Eddine Zenassni. Ce dernier dément l’information donnée par le supposé employé. Selon lui, les projections de films au Sierra Maestra ont été suspendues momentanément pour deux raisons précises, l’installation d’un conseil administratif et d’un directeur EPIC. «Pour l’instant, il existe un directeur par intérim qui s’occupe également du Centre culturel Azzeddine Medjoubi. Nous voulons instaurer une  véritable politique du cinéma. Nous voulons  un distributeur de films sur bobines de 35 mm. Ce qui se faisait auparavant au Sierra Maestra, c’était du bricolage. De plus, la salle n’est pas très bien entretenue», explique-t-il. Cinéphile invétéré, notre interlocuteur insiste sur le fait que les salles de cinéma en Algérie doivent retrouver leurs lettres de noblesse d’antan.

«Je veux que les salles qui relèvent de ma compétence répondent à leur objectif premier, offrir au public des films diversifiés en 35mm. Je tiens à signaler que les cinémas L’Afrique, qui a été inauguré dernièrement, et Le Français, qui sera en travaux prochainement, proposeront des films de qualité. Un programme de rencontres entre cinéastes et réalisateurs sera également concocté par le nouveau directeur en poste.»
 
El Watan 

 

Vous devez être inscrit pour poster des commentaires sur ce site.

Évènements

« < Avril 2020 > »
D L M M J V S
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

Images Aléatoires

hasni-labidi_200.jpg

PROVERBE DU JOUR

Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain. [PROVERBE ARABE]