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Symbole de la résistance culturelle PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par Rabah Douik   
Dimanche, 24 Février 2013 00:00
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Le haïk dévoile la séculaire Casbah

Symbole de la résistance culturelle
Le haïk dévoile la séculaire CasbahLe musée public national des arts et traditions populaires, Dar Khdaouedj El Amia, a abrité, dans l’après-midi de samedi dernier, une cérémonie chaleureuse et conviviale en hommage à la vieille cité éternelle, la Casbah d’Alger.

Beaucoup a été dit sur la citadelle, mais peu de choses ont été enseignées à nos enfants. C’est pourquoi cette célébration en fanfare de la Casbah tombe à point nommé pour valoriser davantage ses différents attraits et charmes qui l’ont hissée au sommet mondial puisque inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992. Une belle reconnaissance qui n’est malheureusement pas bien suivie d’effets puisqu’elle ne cesse de se dégrader. Les convives de cette cérémonie ont marqué de leur présence l’événement pour dire tout leur amour et toute leur reconnaissance à l’endroit d’une cité qui a forgé leur personnalité et leur caractère.

A l’image d’un Saïd Hilmi tout heureux de clamer haut et fort tout son attachement au haïk blanc symbole de la personnalité algérienne qui le distingue d’un Syrien ou d’un Saoudien, par exemple. Et quand on vous dira que l’assistance a été rehaussée par la présence de quatre femmes toutes recouvertes de haïk blanc m’rama algérois, vous aurez saisi la solennité du moment. Parmi elles, la centenaire d’ « El Mahroussa », El Hadja Ouardia Hamadou et la veuve de H’cicen à qui on a offert des cadeaux souvenirs. Celle-ci a presque ravi la vedette puisque de mémoire elle raconte du haut de son siècle consommé son époque avec en prime quelques « bokalate » poignantes, mais aussi de l’énergie à en revendre avec ses pas de danse assurés correctement lorsqu’elle a accompagné à maintes reprises le chant de la diva Goucem. L’homme de lettres, Kaddour M’hamsadji, qui a qualifié la Casbah de lieu « d’art et de culture », a tenté d’expliquer aux présents quelques scènes idylliques de la Casbah d’antan tout en insistant sur des terminologies à revoir, car portant en elles de fausses indications.
De son côté, Lounis Aït Aoudia, président de l’association « Les amis de la Rampe Louni-Arezki », à l’origine de cette co-initiative, a déclaré que la Casbah est « un repère de résistance culturelle » et n’a pas manqué de le démontrer à travers une anecdote qui a eu lieu en 1930, lorsque l’occupant célébrait, alors, le centenaire de la colonisation. « Vous avez lamentablement échoué » aurait été dit dans les rangs de l’ennemi à la vue d’une procession de femmes en haïk blanc. Tout un symbole. « On a créé un moment de bonheur surtout pour les femmes qui en ont tant besoin. Elles se sont retrouvées et ça a été vraiment une liesse, de l’allégresse et de la joie. C’est un repère, un rappel, une évocation, une manière de dire aussi que les gens sont attachés à leurs racines, à leurs repères et identité. Il est souhaité une multiplication de ce genre de rencontres à travers tout le pays », a-t-il souhaité, à la fin de la cérémonie.

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