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L’ARTISTE PEINTRE, MOHAMED BERKANE PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par B. Boumaïla - KAYENA   
Dimanche, 17 Janvier 2010 02:01
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Entre la mort et l’indifférence


“Il n’a jamais souffert d’être mal payé pour les belles œuvres qu'il a créées et qui parent encore beaucoup de nos administrations et de nos salons, il souffre d'être laissé seul avec sa maladie, d’être ignoré par ses amis peintres, par les responsables de la culture, faute d'une prise en charge médicale à Alger”, nous confie un de ses voisins, très attristé, par ce qui arrive à l'artiste peintre Berkane Mohamed, un homme qui était le fleuron de la peinture dans la wilaya de Batna et qui gît, mourant, sur son lit, attendant sa prise en charge médicale à Alger qui tarde à venir. La tristesse, sur tous les visages, fait son onde !

Abandonné et oublié par tout le monde, l'artiste peintre Berkane Mohamed, aidé à respirer par un masque d'oxygène, est complètement miné, lessivé par la maladie qui le ronge chaque jour davantage depuis des mois. L'artiste, tenant difficilement sur son canapé, essaie de sourire, mais la douleur prend vite le dessus et deux grosses larmes parviennent à échapper à travers ces paupières qui se ferment et ruissellent sur son corps complètement décharné par la maladie. Il faut vraiment avoir du granit à la place du cœur pour ne pas pleurer. “Il a beaucoup maigri !” fait constater Mamid, un de ses amis percussionniste. Effectivement, depuis son hospitalisation au CHU de Batna et sa sortie, sa santé s'est beaucoup détériorée.  L'artiste peintre Berkane Mohamed est en train de s'éteindre dans le dénuement, la pauvreté et l’indifférence totale. À Batna, tout indique que l'artiste est condamné à vivre dans la pauvreté et l'indifférence depuis qu’il s’est embarqué dans la caravane artistique. On se sert de lui pendant un moment, de son art, puis on oublie son inspiration, son génie et son talent. Leurs talents féconds valaient des fortunes, mais ils n’ont pas échappé pour autant à l’infortune. Dommage, la ville de Batna ne s'enorgueillit de ses artistes et de ses hommes de lettres qu'une fois qu’elle les enterre et encore ! Bien sûr après leur enterrement et quelques larmes de crocodile versées, on songera à organiser en leur mémoire des festivals, des journées, des expositions sans lendemain.

Batna, comme à son habitude, continue à ignorer, ou faire semblant d'ignorer les malheurs de cet artiste dont les œuvres continueront à témoigner de son passage, de ses empreintes et à l'immortaliser.

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