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ILS ONT BATTU LA CÔTE DIVOIRE (3-2) ET SE QUALIFIENT AUX DEMI-FINALES PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Sport
Écrit par Mounir BENKACI - KAYENA   
Lundi, 25 Janvier 2010 00:00
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Héroïques Algériens

Héroïques AlgériensLes Fennecs ont enfin sorti le grand jeu que tous leurs supporters attendaient depuis le début de la compétition.

Favori de la compétition, la Côte d’Ivoire, qui a mené deux fois au score, est éliminée par une vaillante équipe d’Algérie, plus volontaire. Les Fennecs, qui n’ont jamais rien lâché, méritent leur victoire. En demi-finale, l’Algérie affrontera le vainqueur de la rencontre devant opposer aujourd’hui le Cameroun à l’Egypte que l’Algérie a éliminée du Mondial lors d’un match mémorable à Omdurmane de Khartoum. Le très attendu choc des mondialistes n’a même pas connu le fameux round d’observation comme le confirme si bien, le premier but ivoirien inscrit dès la 4e minute de jeu. C’est l’attaquant de Chelsea Salamon Kalou, qui a pris à défaut la vigilance de la défense algérienne et par la même, celle du gardien Fawzi Chaouchi, incertain avant le match en raison des douleurs au dos. Après une frappe contrée de Yaya Touré, le ballon arrive sur Kalou qui ouvre la marque de près d’un tir du gauche à ras de terre au premier poteau de Chaouchi. Auparavant, Bougherra avait été averti pour une intervention irrégulière dans le dos de Drogba.
Revigorés par ce but prématuré, les Ivoiriens tentèrent de tuer le match en optant par des contres rapides menés par Zokora. Pris de court, les Fennecs commirent plusieurs bévues qui ont failli leur coûter cher. Sur l’une des actions, Yaya Touré perfore le milieu algérien avant de servir Kalou qui lui remet à l’entrée de la surface, mais la frappe écrasée du Barcelonais n’inquiète pas Chaouchi (12’).

Passé ce moment de flottement, les Verts se ruèrent à l’assaut des buts de Barry Boubacar qui a vu son dégagement contré par Ghezzal. Heureusement pour le portier ivoirien, le ballon est passé assez loin du but (15’). Cependant, ni le tir lointain de Ziani et le joli double contact au milieu du terrain de Meghni, qui écarte à gauche sur Belhadj dont le centre est détourné par Kolo Touré, ne changèrent la physionomie du match en dépit de la présence, de manière stérile, des camarades de Halliche dans la moitié de terrain ivoirienne. Au fil des minutes, la sélection algérienne imprégna une cadence au match en maintenant la pression dans le camp ivoirien. Leurs efforts furent récompensés par l’intermédiaire de Matmour. En effet, sur un long ballon, Bougherra dévie intentionnellement le ballon vers Matmour qui contrôle à l’entrée de la surface de réparation pour égaliser avec l’aide du poteau d’une belle frappe du droit. Si les rusés Fennecs se remettaient dans la partie, tout était à refaire pour les Eléphants qui croyaient regagner les vestiaires avec l’avantage d’une trempe d’avance.
Ainsi, après un début de rencontre nettement à l’avantage des Ivoiriens, les Fennecs sont bien revenus pour réaliser leur meilleure mi-temps depuis le début de la CAN. A l’opportunisme des Ivoiriens devant une défense algérienne au bord de la panique, a répondu une Algérie plus posée et décidée à créer du jeu grâce, notamment à Karim Ziani et Mourad Meghni.

A la reprise, si les deux teams ont eu chacun sa chance de prendre option, il n’en demeure pas moins que les Verts gelaient ou haussaient le rythme de la rencontre à leur guise. Si du côté ivoirien, seul Gervinho se montrait percutant, du coté algérien Matmour, Ghezzal et Meghni se montraient maîtres du jeu même si leurs tentatives se sont avérées vaines au grand désespoir des fans des Verts qui comptaient les minutes. Les nerfs étaient mis à rude épreuve. Plus le temps passait, plus l’adrénaline montait notamment après que Matmour ratait son face-à-face avec le gardien Barry Copa. C’était le tournant du match à ne pas rater d’autant que Gervinho (84’) aura, à son tour, lorsqu’il se présenta seul face à Chaouchi, l’occasion de plier le match.

La fin de la rencontre allait être époustouflante. Un scénario fou allait se jouer. L’incorporation de Abdelkader Keita allait s’avérer payante. Après avoir récupéré le ballon côté droit, Keita repique dans l’axe et décoche un missile du gauche dans la lucarne opposée de Chaouchi (89’)! L’incorporé croyait envoyer la Côte d’Ivoire en demie-finales sur cette frappe venue d’ailleurs! Les Fans des Verts croyaient que l’Algérie dominatrice venait de dire adieu à la CAN. Mais c’était compter sans l’abnégation du «Magic» Bougherra qui remettait les pendules à l’heure (90 +2’) d’une tête pique! Incroyable. L’Algérie s’offrait les prolongations et un sursis. Ainsi, ceux qui croyaient que les Eléphants allaient écraser les Fennecs ont dû revoir leur jugement. Le coaching de Saâdane s’avéra judicieux. A peine entré en jeu, Bouazza donne, pour la première fois du match, l’avantage à l’Algérie d’une tête à bout portant suite à un centre de Ziani (92’). La fin de la rencontre fut complètement à l’avantage des Verts qui dominèrent les débats alors que les Ivoiriens étaient au bord de la rupture. La Côte d’Ivoire ne parvenait plus vraiment à inquiéter un Chaouchi imparable et une équipe algérienne qui s’évertuait à forcer la décision tout en croyant jusqu’au bout en ses chances. Tant qu’il y aura des hommes, ne cessera-t-on jamais de clamer!

Envoyé spécial en Angola Mounir BENKACI

L'Expression

 

 

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